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Alexandre Garbell
(1903 - 1970)

Alexandre Garbell (dit Sacha) est un peintre français de l’École de Paris, né à Riga en Lettonie (alors dans l’Empire russe) en mai 1903, mort à Paris le 31 décembre 1970. « Garbell aime le matin, les vastes étendues où la lumière étincelle, se brise et se dilue. Naturellement les ports, les plages, Paris seront ses thèmes et non point ses sujets… », écrit Guy Weelen. Une part de son œuvre est ainsi située à Mers-les-Bains dont il était un habitué.

Alexandre Garbell commence à manier les pinceaux dès l’âge de treize ans. Après avoir suivi des études à Moscou, après également s’être installé avec les siens en Allemagne et avoir suivi les cours de l’Académie d’Heidelberg, il arrive à Paris en 1923 et devient élève à l’Académie Ranson où il étudie avec Roger Bissière, y ayant pour co-disciples et amis Jean Le Moal, Alfred Manessier et Francis Gruber. Il fait donc partie de ce que l’on a appelé l’École de Paris. Mais très rapidement il travaille seul et fait preuve, à l’égard de tous les groupes et de toutes les écoles, d’une indépendance et d’une liberté qui ne se sont jamais démenties par la suite.

À partir de 1928, l’œuvre de Garbell est régulièrement présentée à Paris, dans des expositions soit personnelles soit collectives.

Pendant l’occupation, comme d’autres peintres, (Marcelle Rivier, André Lanskoy), Garbell se réfugie à Mirmande où André Lhote a ouvert une académie libre. De jeunes artistes viennent y chercher émulation auprès de leurs pairs et conseils auprès de leurs aînés. Ainsi en est-il de Gustav Bolin ou Pierre Palué. Compétent et généreux, Garbell influence une nouvelle génération d’artistes et notamment ceux de la jeune école lyonnaise (dont André Cottavoz sera un des plus représentatifs).

En 1946, Alexandre Garbell est de retour à Paris où il se lie d’amitié avec Paul Ackerman et expose dans de grandes galeries (Delpierre, galerie du Siècle, Pierre Loeb…)

À partir de 1960, il passe les frontières et expose à l’étranger : au Danemark, en Suisse, en Angleterre, en Italie et aux États-Unis. À l’occasion de l’exposition organisée par la « Fine arts associates gallery » à New York en 1956, un film télévisé est tourné aux États-Unis sur le thème Le peintre et son œuvre.

Garbell participe régulièrement aux salons importants en France et à l’étranger : « Salon des surindépendants », « Salon de mai » en 1950 puis de 1954 à 1961 ; « Salon des réalités nouvelles » en 1961 ; « Salon Comparaisons » en 1956, 1957, 1962 et 1963 ; également « Salon des Tuileries » et « Salon d’automne» ; « Terres latines », « Grands et jeunes d’aujourd’hui ». Le principe de cette dernière exposition est qu’un « grand » y parraine de « jeunes » peintres : en 1963, il y est « grand », Georges Feher, Gustav Bolin, Albert Bitran, Orlando Pelayo, Eduardo Arroyo et André Cottavoz étant ses «jeunes».

Avant de disparaître, il pourra voir l’hommage que lui rend la galerie Framond à Paris en 1970 sous le titre Garbell, quinze ans de peinture.

Il meurt en décembre 1970 et repose au cimetière de Montry (Seine-et-Marne). Ses traits nous restent fixés grâce à une suite de portraits dus à la photographe Denise Colomb, sœur de Pierre Loeb.

Garbell a été, à un moment donné de sa carrière, tenté par l’abstraction. Mais assez vite, comme avec la plage et la falaise de Mers-les-Bains qu’il a fréquentés assidûment et qu’il a beaucoup dessinés et peints, il a dépassé l’opposition entre abstraction et figuration pour rendre compte du réel en termes de formes, de couleurs, de rythmes. La figuration risque de s’arrêter à l’anecdotique, Garbell recherche l’essentiel ; il ne représente pas, il traduit, il transpose. « Tout un secteur de la génération des peintres qui a émergé vers 1950 est issu de ses conceptions » a confirmé le quotidien Le Monde en annonçant sa disparition.

Exhibitions

Expositions personnelles
1928 : galerie Catmine, Rue de Seine, Paris
1928 : chez Fabre et Bénézit, Paris
régulièrement jusqu’en 1939 : chez Jeanne Castel ainsi que chez Mouradian et Valloton, Paris
1946 : galerie Delpierre, rue La Boétie, Paris, exposition organisée par Henri Bénézit
1948 : galerie du Siècle, Paris
1951 : Atheneum gallery, Copenhague (Danemark)
1952 : galerie Art vivant, Paris
1954 : Galerie Michel Warren, Rue des beaux-arts, Paris
1955 : Rolland, Browse et Del Banco gallery, Londres
1956 : Première exposition aux États-Unis à la Fine arts associates gallery, New York
1958 et 1960 : expositions galerie Pierre, Paris
1960 : galerie Plaine, Saint-Étienne et galerie A, Clermont-Ferrand
1961 : galerie David Findlay, New York
1964 : première exposition galerie Kriegel, avenue Matignon, Paris
1965 : deuxième exposition à la galerie David Findlay, New York, préfacée par Guy Weelen
1966 : deux expositions intitulées « Thèmes pour la couleur » et « Naples – Les Halles », galerie Kriegel, Paris
1967 : galerie Bettie Thommen, Bâle et galerie d’Eendt, Amsterdam
1970 : « Garbell, quinze ans de peinture », galerie Framond, Paris
1973 : crédit Français, Rue des Mathurins, Paris
1974 : « Hommage à Garbell », galerie Sapiro, Paris
1979 : rétrospective au musée d’Art moderne de la ville de Paris; rétrospective « Peintures 1949 – 1970 », au musée de l’État du grand duché du Luxembourg
1980 : galerie Framond, présentation d’œuvres datées entre 1963 et 1970, Paris
1981 : rétrospective au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne
1984 : galerie Framond, Paris, et galerie Quintoy green, Londres
1987 : galerie Kara, Genève
2004 : galerie de la Charité, Lyon.
2010 : galerie Pierre-François Garcier, Paris
2012 : « Les métaphores d’un peintre » en collaboration avec la Galerie Pierre-François GARCIER (Globe et Cecil Hôtel), Lyon

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